Je ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête
En qui vont les péchés d’un peuple, ni creuser
Dans tes cheveux impurs une triste tempête
Sous l’incurable ennui que verse mon baiser:
Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords,
Et que tu peux goûter après tes noirs mensonges,
Toi qui sur le néant en sais plus que les morts:
Car le Vice, rongeant ma native noblesse,
M’a comme toi marqué de sa stérilité,
Mais tandis que ton sein de pierre est habité
Par un coeur que la dent d’aucun crime ne blesse,
Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul,
Ayant peur de mourir lorsque je couche seul.
Stéphane Mallarmé
un lit froid et vide en ces temps de gel c'est pas agréable
bonne soirée
bises
raymonde
Je lisais la poésie et je ne pouvais mettre un nom dessus...il me rapellait pourtant une personne !
Merci pour tes passages sur mon blog pendant mon absence
Amitiés, Flo
Comme ca tu as des absences poetiques
!!!je suis étonné
Amitiés,Claude