Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 19:36



Je ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête
En qui vont les péchés d’un peuple, ni creuser
Dans tes cheveux impurs une triste tempête
Sous l’incurable ennui que verse mon baiser:

Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords,
Et que tu peux goûter après tes noirs mensonges,
Toi qui sur le néant en sais plus que les morts:

Car le Vice, rongeant ma native noblesse,
M’a comme toi marqué de sa stérilité,
Mais tandis que ton sein de pierre est habité

Par un coeur que la dent d’aucun crime ne blesse,
Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul,
Ayant peur de mourir lorsque je couche seul.

 

 

 

 

 

Stéphane Mallarmé imageperipherie.jpg

Par papyanar - Communauté : Les Grands Poètes
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Commentaires

un lit froid et vide en ces temps de gel c'est pas agréable

bonne soirée

bises

raymonde

Commentaire n°1 posté par peintrefiguratif le 01/02/2012 à 21h12

Je lisais la poésie et je ne pouvais mettre un nom dessus...il me rapellait pourtant une personne !

Merci pour tes passages sur mon blog pendant mon absence
Amitiés, Flo

Commentaire n°2 posté par Flo-Avril le 02/02/2012 à 13h11

Comme ca tu as des absences poetiques!!!je suis étonné

Amitiés,Claude

Réponse de papyanar le 02/02/2012 à 14h31

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