Je ne viens pas ce soir vaincre ton corps, ô bête
En qui vont les péchés d’un peuple, ni creuser
Dans tes cheveux impurs une triste tempête
Sous l’incurable ennui que verse mon baiser:
Je demande à ton lit le lourd sommeil sans songes
Planant sous les rideaux inconnus du remords,
Et que tu peux goûter après tes noirs mensonges,
Toi qui sur le néant en sais plus que les morts:
Car le Vice, rongeant ma native noblesse,
M’a comme toi marqué de sa stérilité,
Mais tandis que ton sein de pierre est habité
Par un coeur que la dent d’aucun crime ne blesse,
Je fuis, pâle, défait, hanté par mon linceul,
Ayant peur de mourir lorsque je couche seul.
Stéphane Mallarmé
Promises
Aux cambrures
O ma belle
Volupté
Cache
Aux yeux
Tes butins
Floraux
Parure
Ouverte
Au zéphyr
Des émois
O ma douce
Cache
Au jour
Pour mon lectorat savant
Les questions sont précises
Les réponses justes
Mon chien remue la queue
Devant un ragondin
Complexe d'Oedipe
D'offrir
Un désir passager
Aux orgueilleux
Précepteurs
De jeunes sots
Ardents
Aux connaissances
Sensuelles
Une pierre rose
Un cri
Une femme souillée
Sombre destinée.
Pitié
Amitié
Je t"aime
Amicalement
Se dérobe
Dans le froid du temps
Je t'aime simplement
Joue
Avec mon coeur
S'étiole
Sur l'enclume
Grise
D'une heure
Acclamant
Les mots
Songeur
De mes peurs
Je vous aime Vous
Je t'aime Toi mon Amie